Stress et sophrologie

STRESS ET SOPHROLOGIE

Le stress existe sur terre depuis l’apparition des espèces vivantes. Il est nécessaire à la survie des espèces.

Il est possible d’agir sur le stress pour le transformer en énergie positive.

Le stress n’est pas un ennemi, il est nécessaire à la vie, c’est un réflexe de survie.

C’est l’attitude face au stress qui pose problème.

Le stress = le nom donné à tous les efforts d’ajustement réalisés par un individu dans son environnement. C’est la réponse de l’organisme à toutes sollicitations.

Le stress est un effort d’adaptation.

Le corps réagit par une réaction biologique stéréotypée, hormonale, immunitaire et cellulaire : le syndrôme général d’adaptation.

LES TROIS PHASES du Syndrôme Général d’Adaptation

  • la phase d’alarme,
  • la phase de résistance,
  • la phase d’épuisement.

La phase d’alarme

Réponse à un stress ponctuel, stress aigu, indépendante de la volonté de l’individu. L’organisme va se défendre contre l’élément stresseur. Emotions fortes (peur, anxiété, colère)

La phase de résistance

Lorsque le stress est répété, l’organisme répond aux besoins mais davantage dans un esprit d’endurance que de performance.

La phase d’épuisement

En cas d’agression durable ou de stress chronique, il y a un excès de sécrétion hormonale et épuisement psychique/somatique. Apparition des maladies.

Il existe TROIS TYPES D’INDIVIDUS STRESSES

  • le sanguin = représente 50% de la population (toujours pressé, aime travailler dans l’urgence, ambitieux, en compétition avec ses collègues, attitude de combat ou de fuite positive),
  • l’homme tranquille (serein, détendu. Il gère bien son stress et s’adapte aux situations),
  • l’introverti (passif, subit, ne se met jamais en colère. C’est un individu en inhibition).

L’individu adopte des comportements différents en fonction de l’environnement.

La réponse au stress est multidimensionnelle. Le vécu de l’individu, son hérédité, sa personnalité, son environnement, ses expériences passées jouent un rôle essentiel dans sa façon de réagir au stress.

Il existe le BON STRESS et le MAUVAIS STRESS

  • « LE BON STRESS » est une réaction positive. Il accroit les aptitudes physiques ou intellectuelles. L’individu s’adapte et le stress peut devenir source de plaisir et de motivation,
  • « LE MAUVAIS STRESS » les capacités d’adaptation de l’individu sont débordées. Les performances sont en chute. Il y a un affaiblissement des mécanismes de réparation.

LA REACTION PSYCHOLOGIQUE AU STRESS

Arriver à faire face au stress dépend de chaque individu, de sa personnalité, des expériences semblables déjà vécues, de facteur cognitifs/psychologiques/émotionnels ainsi qu’environnementaux.

  • évaluer l’agent stresseur,
  • faire le bilan des ressources : l’état des lieux des capacités pour y faire face
  • mise en route d’une stratégie d’adaptation.

LES SIGNES DU STRESS

Les signes mentaux

  • manque de concentration, mémoire défaillante,
  • idées fixes et pensées obsédantes (l’esprit qui tourne en rond),
  • indécision ou prises de décisions irrationnelles,
  • erreurs fréquentes,
  • importance exagérée accordée à des détails.

Les signes émotionnels

  • angoisse,
  • phobie,
  • crise de panique,
  • sentiment de persécution,
  • agressivité, colère,
  • abattement, déprime, morosité,
  • sautes d’humeur,
  • crises de larmes,
  • cauchemars,
  • inquiétude excessive,
  • repli sur soi.

Les signes comportementaux

  • consommation accrue de tabac ou d’alcool,
  • achats compulsifs,
  • boulimie, perte d’appétit,
  • perte de libido,
  • apparence négligée,
  • conduite automobile agressive,
  • dispersion dans de nombreuses activités, aucune n’étant menée à terme,
  • ongles rongés.

LES DIFFERENTS STRESSEURS

  • les stresseurs liés à l’environnement,
  • les stresseurs quotidiens,
  • les stresseurs psychologiques

Les stresseurs liés à l’environnement

  • le climat produit une action sur le moral,
  • la luminosité (dépressions saisonnières),
  • le bruit selon son intensité et sa durée,
  • le confinement, la promiscuité (transports en commun, open-space en entreprise…)

Les stresseurs quotidiens

  • les soucis ménagers,
  • les difficultés financières demandent énormément d’énergie,
  • les problèmes de santé.

Les stresseurs psychologiques

  • conflits,
  • absence de relations satisfaisantes,
  • solitude,
  • relation à l’autre,
  • image de soi, estime de soi.

Les stresseurs d’ordre professionnel, le stress au travail

  • maux de tête,
  • douleurs musculaires,
  • maux de dos,
  • absentéisme,
  • accidents du travail,
  • burn out, syndrôme d’épuisement professionnel.

Le stress s’accroit de façon inquiétante  par :

  • la précarisation,
  • le chômage,
  • l’incertitude du lendemain,
  • les délocalisations,
  • des fusions,
  • la flexibilité…

L’entreprise se doit notamment :

  • d’expliquer les objectifs de tout changement,
  • d’accompagner les salariés dans ces objectifs en leur donnant les moyens nécessaires,
  • de leur laisser une certaine autonomie à l’intérieur de ces objectifs,
  • et surtout de leur donner des signes de reconnaissance.

LES SUBSTANCES QUI AUGMENTENT LE STRESS

  • la caféine,
  • la cigarette,
  • le sucre

LES GRANDS PRINCIPES DE LA GESTION DU STRESS

Il n’y a pas UN mais DES moyens de lutter contre le mauvais stress par la mise en place de stratégies multiples :

  • meilleure hygiène de vie (sommeil, sport),
  • relaxation,
  • modifications des habitudes alimentaires,
  • gestion des émotions et des comportements.

REUSSIR A GERER SON STRESS EN PASSANT A L’ACTION

Au niveau de la tête : « qu’est ce que je me dis ? »

  • tenir compte des faits plutôt que de leurs interprétations,
  • croire en ses possibilités réelles,
  • analyser la situation avec objectivité (quel est le problème ? Quelles sont les solutions possibles ? Comment la ou les mettre en action et quand ? Passer à l’action et évaluer les résultats),
  • comment fonctionne son propre stress ? (Quelles sont les ressources ? Les points faibles, les points forts, les pensées automatiques, les croyances ?),
  • relativiser les choses en comparant avec objectivité à des situations précédemment vécues.

Au niveau du cœur : « qu’est ce que je ressens ? »

  • être à l’écoute de ses émotions pour éviter l’émotivité (plus elle est grande, plus le stress se renforce),
  • écouter les ressentis physiques. Comment faire baisser les tensions ?

Au niveau du corps : « quel est le comportement ? »

  • adapter une réponse en fonction de l’intensité et la durée du stress (la fuite : devant un ours. Le contrôle de ses émotions : pour passer un examen. Le combat : pour déménager. La recherche de solutions : face à un problème d’argent),
  • s’entourer d’un réseau amical qui constitue un soutien psychologique, ne pas couper les liens en période de stress,
  • modifier son hygiène de vie,
  • économiser son énergie,
  • cultiver le bon stress car il rend performant,
  • valoriser les résultats positifs.

STRESS ET SOPHROLOGIE

Accompagner le stress par la PRATIQUE DE LA SOPHROLOGIE c’est :

  • diminuer la fréquence cardiaque et respiratoire,
  • diminuer l’adrénaline,
  • affaiblir les tensions musculaires,
  • diminuer la fatigue,
  • augmenter la concentration,
  • diminuer la glycémie,
  • augmenter les défenses immunitaires et la résistance aux infections

 Et c’est aussi SE PREPARER face au stress :

  • l’individu est plus vulnérable au stress s’il surestime un danger ou une menace ou s’il sous-estime ses capacités d’adaptation,
  • anticiper une situation au stress à venir permet d’éprouver moins de stress,
  • le but : avoir le contrôle de la situation.

En accompagnant le stress, la sophrologie :

  • permet de compenser un quotidien pesant,
  • se libérer des tensions physiques et mentales,
  • parvenir à travailler avec concentration et efficacité,
  • investir du temps pour se relaxer = du temps gagné en efficacité,
  • exploiter ses capacités d’analyse,
  • développer sa mémoire,
  • développer sa créativité,
  • prendre du temps pour soi, pour se retrouver, sans culpabilité,
  • revenir à l’équilibre,
  • mieux percevoir les signaux du corps,
  • récupérer après la fatigue,
  • mieux respirer pour agir sur ses émotions,
  • apprendre à se déconnecter et à se reconnecter avec plus de recul,
  • séparer sa vie professionnelle et privée.

 

Sylvie-Magali Kramrich, sophrologue certifiée RNCP

28 boulevard Jules Verne 44300 NANTES

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